mar 102014
 

Parmi les conditions nécessaires à l’expression d’une intelligence collective, il y en a quatre qui sont systématiques. L’intelligence collective peut apparaitre lorsque sont réunies les quatre conditions suivantes (wikipédia) :

  • Une information locale et limitée : Chaque individu ne possède qu’une connaissance partielle de l’environnement et n’a pas conscience de la totalité des éléments qui influencent le groupe.
  • Un ensemble de règles simples : Chaque individu obéit à un ensemble restreint de règles simples par rapport au comportement du système global.
  • Des interactions sociales multiples : Chaque individu est en relation avec un ou plusieurs autres individus du groupe.
  • Une structure émergente utile à la collectivité : Chaque individu trouve un bénéfice à collaborer (parfois instinctivement) et sa propre performance au sein du groupe est meilleure que s’il était isolé.

Et parmi les conditions suffisantes à éliminer toute probabilité d’émergence d’une intelligence collective, il en est une d’une efficacité totale et immédiate : lorsque les enjeux individuels prévalent sur les enjeux collectifs. Il suffit d’une personne dans un groupe, pour qui ses enjeux personnels sont plus grand que les enjeux partagés par le groupe, et tout espoir d’intelligence collective, de co-construction, s’éteint.

Quel pourrait être le rôle des Accords Toltèques dans la création et le maintien des conditions d’émergence de l’intelligence collective ?

Concernant les interactions sociales multiples et l’ensemble de règles simples définissant les comportements et interactions au sein du groupe : il s’agit presque d’une tautologie ! Les Accords Toltèques constituent un ensemble de règles simples (dans leur énoncé) facilitant les interactions sociales.

Plus spécifiquement encore et à titre d’exemples :

  • Le deuxième accord « Quoiqu’il arrive, n’en fait pas une affaire personnelle » est un facteur clé concernant les enjeux, et le fait de mettre en avant ceux du groupe avant les siens propres. Il permet le lâcher-prise, au moins pour un temps, sur ces enjeux personnels qui parfois s’érigent en dictat !
  • Le quatrième accord « Fais toujours de ton mieux » donne à chacun la permission de faire de son mieux, et donc de ne pas être parfait, dans l’expression de sa propre intelligence au service du groupe.
  • Le troisième accord « Ne fait pas de suppositions » libère l’intelligence en donnant la permission  à chacun d’accepter de ne pas tout connaitre, d’avoir une information limitée et d’en faire une force en posant des questions par exemple,
  • Le premier accord, « Que ta parole soit impeccable », libère la parole par la permission et la sécurité qu’il donne à ne pas juger et donc à ne pas être jugé.

L’expérience relatée dans le livre « Manager avec les Accords Toltèques » en est une illustration.
Olivier

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