mar 202013
 

Vous est-il arrivé de sortir d’une réunion de travail (professionnelle, associative, politique ou même … familiale) particulièrement frustré, voire en colère? Vous n’aviez pas réussi à vous faire entendre, aucune décision n’avait été prise (à part celle de fixer la date de la prochaine réunion où on continuerait à discuter pour prendre une décision), des sujets avaient été repoussés une fois de plus par manque de temps, les décisions prises ne vous convainquaient pas, des bagarres vous avaient mis mal à l’aise….

Nous avons tous, dans notre vie professionnelle et personnelle, l’expérience de réunions inefficaces, pas constructives et pénibles.  Et si les accords toltèques, comme principes de fonctionnement collectif, permettaient de vivre des réunions efficaces, créatives et joyeuses? Un rêve? Non, une réalité vécue par l’équipe d’Olivier Lecointre. Il décrit cette expérience dans Le livre  Manager avec les accords toltèques. Des témoignages des membres de l’équipe d’Olivier, extraits du livre, sont cités en italiques.

Le troisième accord, « ne faites pas de suppositions » est particulièrement puissant dans les réunions. Il invite chacun à partager les hypothèses qui l’amènent à une conclusion et évite les discussions parfois houleuses sur ces conclusions. Par exemple, en évaluant la situation d’un projet, une personne peut être persuadée que les choses se déroulent correctement pendant qu’une autre clame qu’il va y avoir un retard important. En se confrontant sur ces points de vue, il n’y a pas d’accord possible. En revanche, si les hypothèses de chacun sont partagées, la vision globale de la situation s’enrichit, les hypothèses erronées mises en lumière et l’équipe peut arriver à un accord. En affutant sa capacité à expliciter les hypothèses, une équipe gagne énormément de temps, même si la première impression pourrait être d’en perdre.
« C’est un progrès par rapport à ce que j’ai vécu ces dernières années, parce que ce n’est pas naturel pour moi, de prendre le temps d’exprimer les hypothèses qui sont derrière nos raisonnements ou nos positions.

Le premier accord , « que votre parole soit impeccable », invite à suspendre les jugements subjectifs, les critiques négatives. Il engage chacun dans une parole authentique, sincère et respectueuse des autres et de leur point de vue. Il favorise la prise de parole des personnes plus réservées quand elles ne risquent plus de se faire « descendre » par des critiques. Il enrichit la capacité d’écoute de chacun.
« Ce premier accord correspond aussi à mes valeurs, avoir une communication claire, honnête. »

Le deuxième accord, « ne réagissez à rien de façon personnelle » invite à prendre la responsabilité de ses réactions, de ses émotions sans en attribuer la faute aux autres. La réalité est que nous réagissons très souvent de façon personnelle, en nous sentant mis en cause, en nous vexant, en réagissant émotionnellement. En appliquant le 3ème accord (ne pas faire de supposition, communiquer clairement, poser des questions) et le 1er (dans une parole qui ne juge pas et n’est pas jugée par les autres), il devient alors possible de dénouer, avec le soutien de l’équipe, des nœuds émotionnels.
« Autre élément très important, c’est le fait de reconnaître que oui, on peut être en difficulté par moment, se sentir attaqué, et que oui, il n’y a pas de honte à le partager et que ça peut aider à résoudre les problèmes. » 

Le quatrième accord « fait toujours de ton mieux »  amène de la bienveillance dans les relations, il invite l’équipe à oser agir, même quand toutes les questions n’ont pas trouvé leur réponse et permet un fonctionnement écologique et durable de l’équipe. Quand une personne de l’équipe a moins d’énergie ou des difficultés particulières, dans un contexte où le 4ème accord est présent, elle peut échapper à la culpabilité et même obtenir le soutien des autres.
« Faire de son mieux : si je suis moins en forme, je décide de me centrer sur des tâches moins importantes. »

Tous les membres de l’équipe d’Olivier ont parlé de sécurité , de confiance , d’efficacité accrues en appliquant les 4 accords d’attitude, inspirés des accords toltèques. Le tout avec plus de légèreté et de sérénité. Quand vous lancez-vous?

« C’est quelque chose dans lequel on a envie de s’engager, on a envie de travailler comme ça, on a envie d’être en sécurité dans notre équipe. En termes d’application, ce ne sont pas des comportements naturels (porter des jugements, s’appuyer uniquement sur les faits). Il faut s’y référer souvent, cela demande un investissement personnel. Quand on se sent mis en cause dans l’équipe, au lieu de le garder pour soi, ça, ça prend un peu plus de temps. Parce qu’on se dévoile. Pour se dévoiler, il faut être en confiance. Il ne suffit pas d’avoir écrit quatre phrases pour être spontanément en confiance les uns avec les autres. On est tous d’accord pour adhérer à ces quatre phrases, mais après, il faut les mettre en œuvre. » 

« Qu‘est ce qui a été le plus difficile pour vous dans cette expérience ? Peut-être, au départ, de le vivre comme une contrainte. Je dois y penser sans arrêt. Une fois compris, c’est plutôt une liberté. »

 

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