fév 052013
 

Marie-Laurence Hiller, coach professionnelle et superviseur de pratiques managériales et RH, transmet les accords toltèques dans des cursus de formation management. Elle en témoigne.  

J’ai rencontré les accords toltèques il y a plusieurs années, tout d’abord par la lecture. J’ai tout de suite perçu l’alliance de leur justesse, leur puissance et leur simplicité dans mon propre cheminement d’alignement personnel.

En tant que coach professionnel, j’ai proposé à mes clients, dirigeants ou cadres d’entreprise, de les leur faire connaître lorsqu’en séance individuelle leur évocation me semblait pertinente, ou au travers d’une invitation à leur lecture. Les retours ont toujours été de l’ordre d’une forte interpellation, avec un ressenti de pertinence par rapport aux problématiques professionnelles et personnelles posées.

J’appartiens à un groupe d’intervision (partage de pratiques entre coachs) que je porte en haute estime au regard de la qualité du travail que nous pouvons mener entre pairs. Les rencontres régulières que nous organisons nous offrent à chaque fois la possibilité d’expérimenter la richesse d’une confrontation bienveillante et rigoureuse de nos pratiques. Le groupe lui-même constitue pour nous un champ permanent d’expérimentation de la vie des équipes. Comme toute organisation, nous n’échappons pas à la nécessité de régulations régulières dans nos modes de fonctionnement et de relations. À l’occasion d’une de ces régulations, j’ai proposé les accords toltèques comme guide de conduite dans nos séances suite à quelques ressentis difficiles quant aux feed-back échangés (les coachs ne sont pas toujours tendres entre eux !). Tous mes collègues se sont montrés curieux et enthousiastes, certains envisageant rapidement leur transposition au sein des organisations dans lesquelles ils intervenaient. Pour notre propre fonctionnement, nous avons instauré un rôle de « régulateur de bienveillance » s’appuyant sur les Quatre Accords. Une pratique complémentaire qui nous permet de continuer à nous enrichir ensemble.

J’ai souhaité m’approprier davantage encore la démarche personnelle de « responsabilité et de transformation » inspirée par les accords toltèques et j’ai demandé à Laurence de m’accompagner dans « la traque toltèque ». Un voyage passionnant de rencontre de soi ! Loin d’offrir la descente d’un « long fleuve tranquille », ce cheminement m’a en tout état de cause apporté énormément de sérénité et, je le sens, de justesse dans mes interventions en entreprise.

Chemin faisant, je continuais mes accompagnements en entreprise, participant notamment à un parcours de formation managériale à grande échelle au sein d’un groupe de transport et logistique. Ce cursus intra-entreprise dont la déclinaison continue, comporte à la fois des modules d’apprentissage de savoir-faire et un vrai travail sur le savoir-être, en particulier dans les relations professionnelles avec ses collaborateurs, ses collègues et sa hiérarchie.
Même s’ils ne sont pas spécifiquement prévus dans le synopsis de la formation, je présente souvent les accords dans le cadre de ce parcours, plutôt en fin de cursus, lorsque la relation de confiance est établie avec moi et que le groupe a atteint un certain niveau de cohésion. Je donne les origines des accords et cite le livre de Miguel Ruiz et la lignée chaman toltèque. L’accueil est spontané et, après un temps d’écoute attentive, les participants me disent : « C’est tellement simple et évident », « c’est du bon sens ». Il flotte alors dans la salle une sorte de pensée profonde et partagée. Immédiatement, le partage des accords installe de la profondeur dans les relations au sein du groupe et dans la progression de chacun. Je suis alors heureuse d’avoir été « la courroie de transmission » !

J’ai introduit les accords progressivement dans mes interventions, au fil de ma confiance grandissante dans le fait qu’il est juste de les partager avec des managers qui encadrent de nombreux collaborateurs et sont ainsi de forts vecteurs de changement au sein des organisations. Je suis convaincue qu’il y a là de véritables clés pour développer un mieux vivre au travail et contribuer à la modernisation des relations sociales (c’est bien un comble : une pratique ancestrale pour un dépoussiérage en profondeur des relations humaines !).

Savoir « mieux vivre ensemble », n’est-ce pas le challenge qui se pose actuellement au sein des organisations : après avoir touché les limites de l’exploitation jusqu’au bout du « R » de Ressources Humaines, remettre du « H » et de l’humanité dans la recherche d’une efficacité durable et respectueuse des équilibres ?

Et quel est le cran suivant, me direz-vous ?… Je suis en train de préparer une intervention au sein d’une entreprise de travaux publics dont l’enjeu est de développer l’intelligence collective. Apprendre d’autres modes relationnels, sortir des éternels antagonismes « opérationnels » et « fonctionnels » ou « productifs » et « postes de coût », développer une synergie d’équipe qui fera la différence dans la prise en compte et la satisfaction du client… autant de challenges à la portée d’une équipe qui intègre, s’approprie et diffuse les accords toltèques !

Marie-Laurence Hiller – http://mhconseil-ressources-humaines.com/

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